Quand la BD s'inspire d'une banlieue très ordinaire

Le 18/11/2021

Randonnée d'une demi-journée

Lieu

Gare RER de Gagny

Animateur : Frédérique 06 63 26 53 12

 

Rendez-vous: 14h30 Gare RER E de Gagny

 

Distance :

5 km difficulté 1

 

Départ en transport en commun

 

Gare de Gagny 18 novembre 2021. Nous sommes14 mille-pattes réunis autour de Frédérique pour une rando patrimoine originale sur le thème de la bédé. En préambule, Frédérique nous parle un peu de Gagny, des carrières de gypse exploitées jusqu'au milieu du 20eme, de la gare actuelle construite début 20eme après la démolition de la première version de 1849. Ensuite, elle distribue à chacun un livret contenant des reproductions de bédés de Tardi (la der des ders, Tardi en banlieue) et de Frank Bourgeron (l'obéissance). Ces deux dessinateurs ont vécu à Gagny et ont reproduit dans leurs albums des bâtiments et des maisons de la ville pour illustrer les décors des histoires qu'ils racontent. Frédérique nous entraîne dans le dédale des rues de la ville à la recherche du contenu du livret. C'est une carte de chasse au trésor qui nous indique au fil des pages une grille, une maison biscornue, une publicité … que nous essayons d'identifier guidés par Frédérique. Ça échauffe nos neurones, car d'une part, ces auteurs ont parfois dessiné ce qu'il voyaient en le modifiant, d'autre part au fil du temps l’environnement a été chamboulé, certains bâtiments ont disparu ou ont subi des transformations; certaines modifications sont subtiles: la belle grille de cette maison autrefois accrochée sur ses 2 piliers a été élargie en supprimant ses piliers. Au fil des rues nous découvrons que Gagny cache un quartier chic avec de belles bâtisses certaines ayant appartenu à des célébrités  ( Yvon Gattaz ancien patron du Medef a habité Gagny). Nous passons devant la maison de Frédérique reproduite dans l'obéissance. Elle nous dit qu'elle habite la maison du bourreau! Cet aveu mérite une explication: l’obéissance raconte une histoire belge ubuesque mais authentique; en 1918 un soldat belge est condamné à mort pour faire un exemple, car il n'y a plus de condamnation en Belgique depuis très longtemps. Ne disposant plus des compétences requises, la Belgique demande à la France de lui prêter une guillotine et un bourreau. Demande acceptée. Le bourreau démonte son outil de travail et se rend en Belgique avec un laissez-passer signé des allemands pour franchir leurs lignes... Nous demandons à Frédérique si elle n'est pas gênée d'habiter la maison du bourreau; elle précise que le bourreau n'a habité sa maison que dans l'imagination de Franck Bourgeron... éclat de rire général! En fin de découverte, Frédérique nous invite à prendre le café dans sa maison.

Voici les photos de Sylvie et de Jean-Claude ainsi que le diaporama de Jean-Jacques



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