MILLE-PATTES DE NEUILLY-PLAISANCE -
La santé par les plantes ....des pieds !
Itinérance au Pays des Ballons
Du 25 juin au 1er juillet, 12 Mille-Pattes sont allés randonner dans le sud des Vosges sur un parcours en boucle de 7 jours au départ de Thann.
25 juin: Thann – Ferme Auberge du Thanner Hubel.
Thann est situé en limite sud de la Route des Vins. Si loin au sud de l’Alsace, les maisons à colombages ont disparu. Thann est surtout connu pour sa “cathédrale”, ou plutôt la collégiale de Saint-Thiébaut, bâtiment gothique tardif datant de 1346.

Le rendez-vous était situé sur le parking de la gare puisque si de nombreux participants venaient en voiture, deux venaient par le train... selon un périple un peu compliqué.
Après un pique-nique sur le parking, tout le monde est prêt pour la petite, mais difficile randonnée qui va nous emmener des vignobles aux alpages : 9 km, mais 690m de montée et que 5m de descente : nous partons de 338m pour monter à 1024m (chiffres donnés par l’enregistrement de la trace GPS, donc légèrement différents de ce qui avait été indiqués dans la notice d’information).
De Thann, notre itinéraire nous conduit au col du Staufen (473m), puis à la place du Roi de Rome (550m). Après un petit passage rocheux, nous arrivons au Col du Hundsruch avec son restaurant La Fourmi (748m) et enfin, après une bonne montée, nous sortons de la forêt pour arriver à la Ferme-Auberge du Thanner Hubel!
Le panorama que nous pouvons observer à partir de la terrasse de la ferme-auberge est fantastique : face à nous, nous avons le Grand Ballon et donc nos deux dernières étapes. Dans le creux de la vallée, la Thur, rivière qui passe à Thann et que nous allons surplomber tous les jours. Au loin vers le sud-est, la plaine d’Alsace un peu embrumée barrée par le massif de la Forêt Noire. Au Sud, les faubourgs de Mulhouse... Nous nous couchons en en ayant pris plein les yeux !

Voici les photos de Serge et de Bruno.
26 juin: Ferme-Auberge du Thanner Hubel – Auberge-Refuge du Neuweiher (14 km, 588m de montée et 763m de descente).
Nous avons passé une très bonne nuit, sauf Loïc tracassé par ses intestins qui vont l’embêter toute la journée !
Hier soir, Serge, notre aubergiste, nous a expliqué l’origine des Fermes-Auberges et leur fonctionnement. Nous avons aussi découvert ce qu’était un repas marcaire : si ça continue, on va prendre du poids pendant cette semaine.
Une petite ascension nous permet d’atteindre une table d’orientation avec une vue à 360°. Puis nous descendons rejoindre le GR 5 ; petite précision, ici les GR ne sont balisés blanc et rouge : nous sommes sur le territoire du Club Vosgien avec son balisage particulier. Le GR 5 est balisé par un rectangle rouge ! Le GR 531 que nous emprunterons plus tard est lui matérialisé par un rectangle bleu. Mais si on suit bien les balises, il n’y a pas de risque de se tromper, il y a des panneaux partout... presque trop !

Le chemin nous mène tranquillement à la ferme-auberge du Belacker (979m) avec ses lamas, puis au col de Rimbach (940m), suivi par le Rimbachkopf (1195m) et enfin le col des Perches (1071m) où nous pique-niquons assez tard. A ce propos, les pique-niques sont presque aussi copieux que les repas du soir !
Nous sommes juste au-dessus du lac des Perches (985m), mais nous ne le voyons pas tellement la forêt est dense. Il nous reste plus qu’à faire une grande descente caillouteuse (je suis sûr que Mireille s’en souvient encore) pour atteindre les deux lacs du Neuweiher et l’auberge-refuge qui nous accueille bien que ce soit son jour de fermeture. Nous ne serons pas les seuls, deux femmes passeront aussi la nuit à l’auberge. Le soir, deuxième repas marcaire !

Certains auraient aimer tremper les pieds dans les lacs : c’est impossible car le lac des Perches et les lacs du Neuweiher sont dans une zone protégée !
Voici les photos de Serge et de Bruno.
27 juin : Auberge-Refuge du Neuweiher - Gîte du Col d’Oderen. (20,650km, 960m de montée et 950m de descente).
On rentre dans le vif du sujet : nous étions presque au pied du Ballon d’Alsace et nous remontons plein nord ! Sur mon topoguide, l’étape est décrite comme un itinéraire de rêve pour randonneurs chevronnés. Ce que nous sommes tous !
Plutôt que de remonter l’affreuse descente d’hier, nous prenons un chemin qui contourne en montant bien plus régulièrement : résultat, nous avons pratiquement fait 4km la première heure !
Nous arrivons au Rouge-Gazon (1090m) assez facilement où une animation était en préparation : cars, podium, jeux (lancé de hachette...). Nous nous esquivons rapidement !
Le chemin hésite constamment entre la montée et la descente : nous profitons du chalet Saint-Hubert (880m) pour pique-niquer. C’est un petit chalet mis à disposition des randonneurs par le Club Vosgien. Nous descendons ensuite au Col de Bussang (731m), où nous traversons la N66 très fréquentée. C’est là que les choses sérieuses commencent : 470m de montée, parfois raide pour atteindre le sommet du Drumont (1200m) où la vue récompense nos efforts ! Ça n’est pas fini avec la grimpette, puisqu’après une petite descente, il faut remonter à la Tête de Fellering (1223m). Nous redescendons au col d’Oderen (884m) et il nous faut trouver le chemin qui mène à notre gîte : c’est une dernière difficulté, car il n’est pas très bien balisé, ni bien débroussaillé.

Nous arrivons enfin au gîte du col d’Oderen où nous sommes accueillis comme des princes par Valerie et ses deux filles ! Il faut dire que ce n’était pas initialement l’hébergement prévu, mais c’était le jour de fermeture de la ferme-auberge du Felsach et mon interlocuteur au téléphone n’a rien voulu savoir ! Je n’avais qu’à décaler d’un jour le passage du groupe... Quand tous les autres hébergements sont retenus, c’est difficile. Donc Valérie a accepté de nous recevoir ce soir-là, bien que ce ne soit pas son habitude (gîte familiale en location seulement) et nous a préparé avec ses deux filles un repas marcaire pantagruélique dont nous allons nous souvenir longtemps ! La nuit fût un peu difficile !
Les photos de Serge et de Bruno.
28 juin: Gîte du Col d’Oderen - Auberge du Chaume de Schmargult. (19,6km, 1030m de montée et 670m de descente)
Deuxième grosse journée de la semaine : nous continuons notre remontée vers le Nord jusqu’au Hohneck. Nous arrivons sur les crêtes !
Par un itinéraire détourné, nous rejoignons notre tracé principal par une montée plus douce à l’abri des Vintergés (1049m). Ensuite, se succèdent la Tête du chat Sauvage (1153m), le Petit Ventron (1155m) et le Grand Ventron (1204m).

Là encore le chemin hésite constamment entre la descente et la montée ! Nous pique-niquons au col de Pourri Faing, le long d’une belle tourbière, bel espace protégé. Nous descendons ensuite au col de Bramont (956m) juste avant d’attaquer la grande montée vers le sommet du Rainkopf (1305m). Il reste encore trois bons kilomètres à parcourir jusqu’à l’auberge du Schmargult, située idéalement en haut des pistes de skis de La Bresse.

Ici, c’est le confort, une chambre pour deux avec salle de bain et un repas du soir selon notre convenance... Nous avons évité le repas marcaire !
Voici les photos de Serge et de Bruno.
29 juin: Auberge Schmargult – Auberge de Steinlebach au Markstein. (17,6km, 495m de montée et 553m de descente).
Une journée plus calme et à l’instar du Tour de France, nous faisons étape au Markstein. Elle commence difficilement parce que le chemin repéré sur la carte n’existe pas ! Merci IGN Plan ! Mais nous en avons vu d’autres et nous rejoignons notre parcours à la source de la Duchesse, ou source de la Moselotte. Nous avons ensuite emprunté le chemin des névés (!) puis rejoint le GR 531 et contourné le Rainkopf gravi la veille : au pied, le lac de l’Altenweiler paraissait tout noir! Sur les crêtes nous avons le paysage à gauche et à droite de nous !
Le Rothenbachkopf (1316m) puis le Batteriekopf (1311m) nous attendaient. Nous pique-niquons sur ce dernier où nous avons la surprise de voir deux chamois. Puis le chemin longe et surplombe la route des crêtes jusqu’au col d’Herrenberg (1191m) et deux petites montées nous attendent vers le Schweisel (1271m) et Hundkopf (1237m) avant d’entamer la descente vers le col d’Hahnnenbrunnen (1186m), puis vers l’auberge de Steinlebach.

Ici, le patron nous explique les problèmes qu’il rencontre entre les travaux à faire pour rester dans les normes et l’augmentation du fuel qu’il ne peut commander que quand la route est accessible, c’est à dire quand les prix sont les plus élevés ! Ceci tout en restant dans une gamme de prix acceptable. A titre indicatif, ce sera le troisième hébergement le plus cher de la semaine !
Le soir et dans la nuit : on entend le tonnerre et il pleut!
Les photos de Serge et de Bruno.
30 juin: de l’auberge de Steinlebach à la Ferme-Auberge du Molkenrain (19km, 500m de montée et 550m de descente).
Ce matin, le paysage est complètement bouché ! Il pleut ! La météo l’avait bien prévu, mais nous espérions qu’elle se trompe !


C’est donc revêtus des capes que nous démarrons l’étape. Le temps commence par se lever un peu. Nous passons le Markstein au-dessus des nuages. A partir de là, le chemin suit et domine la route des crêtes : nous sommes dans les bois et les nuages. Celui qui traîne à l’arrière du groupe perd vite de vue les autres participants.

Nous sommes surpris par la pluie dans la forêt en dessous du Grand Ballon (1424m). Très vite le chemin en pente devient un torrent ! Nous apercevons à peine le Grand Ballon, alors qu’il est juste au-dessus de nous. D’un commun accord, nous décidons de court-circuiter sa montée : sans intérêt, on ne verra rien et on ne sera pas protégés par les arbres. Serge nous déniche un abri-refuge du Club Vosgien où nous allons nous abriter pour pique-niquer. On arrive même à allumer un petit feu ! Un peu réchauffés, mais pas beaucoup plus secs, nous continuons notre périple et nous retrouvons le chemin prévu au col du Firstacker (955m). Le chemin longe la route jusqu’au col Amic (828m) puis remonte vers la ferme-auberge du Freunstein (916m) pour ensuite escalader tout droit dans la pente et redescendre à la ferme auberge du Molkenrain. Après une petite halte, nous prenons le chemin pour le refuge du Molkenrain où nous aurons un grand dortoir rien que pour nous !

En effet, la ferme auberge ayant été victime de dégâts des eaux cet hiver, ne peut accueillir les randonneurs pour la nuit. Mais nous y retournerons le soir pour dîner... ce sera notre dernier repas ensemble !
Au refuge, le gardien a allumé le poêle pour nous permettre de sécher nos chaussures.
Les photos de Serge et de Bruno.
1er juillet : du Molkenrain à Thann. (8,8 km, 59m de montée et 755m de descente).
Le temps est dégagé ce matin, mais la météo annonce des averses dans l’après-midi. Après être redescendus à la ferme-auberge pour prendre le petit déjeuner, et quel petit-déjeuner, nous décidons de ne pas faire le détour de “mémoire” au Hartsmannwillerkopf ou Vieil Armand. Nous entamons directement la descente vers Thann. Par un sentier à flanc, nous atteignons d’abord le Camp Turenne (910m).

Ici se trouvait pendant la première guerre mondiale un dépôt destiné au ravitaillement français. Nous arrivons ensuite au Camp des Pyramides, autre lieu de ravitaillement pendant la même guerre. Après le col du Grumbach , le GR 5 suit une piste menant aux ruines du château d’Engelsbourg (442 m). Nous ne sommes plus loin de Thann que nous atteignons non loin du pont sur la Thur.

Ça y est, la boucle est bouclée : nous retrouvons le parking et notre table de pique-nique pour une dernière collation avant de nous séparer.
Bravo à tous pour avoir tenu la distance : les Vosges sont peut-être de la montagne à vaches (Vosgienne bien sûr !), mais les reliefs peuvent être abrupts et sont très rocheux (le fameux grès des Vosges). Les petits nouveaux ont été au niveau !
A l’année prochaine pour peut-être une autre aventure !
Les photos de Serge et de Bruno.
Le résumé en photos de Richard et de Jean-Marie.