Séjour à PIRIAC

Du 15 au 22 avril, 

 

 

le Mille-Pattes est parti se balader 

 

 

à Piriac sur Mer

 

 

 

Voici le lien pour visionner les photos de Christian!

 

Nous étions logés au VVF de Piriac.

Si la cuisine y est excellente et les chambres spacieuses, l'eau chaude assez capricieuse a perturbé les douches de certains Mille-Pattes! 

En italique, vous trouverez le compte rendu rédigé par Jean-Claude, jour par jour! 

 

Samedi 15 avril: tous les 32 Mille-Pattes étaient à l'heure (quelques uns sont arrivés juste à temps!) pour le pot d'accueil offert par le village. 

 

 

Nous commençons par 2 faux départs. Sur notre trajet pour Piriac nous devions déposer un panier de victuailles chez notre fils qui était absent ,1er retour pour récupérer les clés de son appart pour la dépose du panier de survie. 2eme départ…tout à coup Jeanne me dit ; c’est dramatique, j’ai oublié ma brosse à dent électrique, il faut retourner sinon je vais avoir une haleine de hyène pendant une semaine, il faut penser au bien-être de nos covoitureurs. 3eme départ. Nous arrivons au VVF les derniers vers 19h, inquiet de ne pas nous voir, Jean-Pierre nous avait téléphoné pour vérifier que nous étions bien partis.

Le VVF est un village ramassé sur lui-même avec un bâtiment central comportant accueil, salles à manger, cuisine, salle d’animation, salle de lecture. Il est cerné par des guirlandes de petits bâtiments constituants les logements. Il est équipé d’une piscine et d’un nombre limité de parkings. Notre chambre a vue sur une mare.
Le personnel est très amène.

Accueil du groupe par le gérant autour d’un pot de bienvenue.

Diner : crêpes fromage/épinards, crêpe glace vanille

 

Dimanche 16 avril: en ce dimanche de Pâques, le programme était fourni; en matinée, visite de la ville de Guérande suivi par une petite randonnée dans les marais salants, puis l'après-midi, le tour de la presqu'île du Croisic. au total, 17km pour une première journée! Heureusement la chasse aux oeufs nous a été épargnée! 

 

Voici les cartes des deux randonnées:  Saillé  et   Le Croisic

 

Le diaporama de Jean-Jacques

 

Les photos de Bruno

 

Les photos de Margot

 

Les photos de Marie-Jo

 

Dimanche 16: Pas d’eau chaude

Départ 9h pour Guérande qui cache une belle partie médiévale nichée derrière ses remparts du 15eme percés de 4 portes fortifiées. Elle possède une place du pilori, mais sans pilori (que l’on pourrait rétablir pour nos politiques ou certains membres indisciplinés du 1000pattes). L’histoire de Guérande ne manque pas de sel, car toute la Bretagne étant exemptée de gabelle, le sel y circulait librement.

Passage à Saillé, puis marche à travers les salines et les plans d’eau où nous observons avocettes, hérons cendrés, aigrettes et un oiseau inconnu que Christian identifiera comme étant un ibis sacré, espèce a priori échappée d’un zoo qui s’est depuis adaptée dans la région.

Arrêt prolongé aux toilettes de la gare du Croisic où Margot, dame galante fait office d’ouvreuse du local d’aisance réservé aux hommes.

Déjeuner au Croisic sur les bancs de pierre d’une sorte d’arène pour certains, pour d’autres ce sont les bancs publics. C’est Pâques et Alain distribue à chacun 4 œufs en chocolat que certains vont couver et transformer en galette au fond du sac ; à son tour, Jean-Pierre distribue les gâteaux de Pâques confectionnés par Martine. Rando de 10km le long du littoral à partir du manoir de Pen Castel où Henri Becquerel séjournait souvent. Quelques maisons fin 19em/début 20em avec une architecture originale.

Retour au VVF pour une animation sur les produits bretons et d’ailleurs suivie d’un questionnaire orienté Bretagne (les questions étaient tout de même posées en français).

Diner : soupe, tranche d’agneau, légumes, tarte rhubarbe.

Soirée spectacle de bienvenue (welcome show en breton) où une équipe de 6 animateurs nous joue qq sketches.

 

 

Lundi 17 avril: un petit tour dans la Bretagne profonde, à Rochefort en Terre, le village préféré des Français! 

Avant d'arriver à Rochefort, nous avons traversé un joli passage de lande bretonne. 

 

la carte de la randonnée du jour

 

 

le diaporama de Jean-Jacques

 

les photos de Margot

 

les photos de Bruno.

 

les photos de Marie-Jo.

 

Lundi 17:  Départ 9h pour Pluherlin situé à 53 km du VVF où nous laissons nos véhicules.

Oui chef ! affirmatif chef ! bien chef ! On ne rigole plus : Dominique est promue cheftaine du groupe, elle nous vocifère les consignes de sécurité. Nous promettons obéissance…puis nous partons pour Rochefort en terre situé à 2 km, que nous rallierons par un raccourci de 8 km qui serpente dans un superbe paysage de roches schisteuses, de forêts en épanouissement de feuilles. Le terrain est accidenté et truffé de dangers, constitués d’anciennes carrières d’ardoises abandonnées ; les panneaux conseillent d’ailleurs de ne pas s’écarter du sentier (sauf pour ceux qui veulent se débarrasser d’un proche devenu encombrant). Les parterres sont tapissés d’asphodèles en fleurs.

Déjeuner autour de la chapelle ST Roch, puis visite des extérieurs du château de Rochefort bâti sur un éperon rocheux ; il a été reconstruit plusieurs fois. La 1ère version date du 12em siècle, la 2em du 16em laquelle n’a pas résisté à la révolution. Début 20em Alfred Klots, peintre américain l’achète et transforme les débris en manoir en lui donnant une forme d’équerre, c’est une belle résurrection (il a dû récupérer des éléments des ruines car il y a de superbes lucarnes en pierre style renaissance ou gothique). Dans une petite salle du château sont exposés de belles photos, des superbes robes et divers objets. Le château est aujourd’hui propriété communale.

Visite expresse de Rochefort village préféré des français 2016, enchâssé sur une colline rocheuse (beaucoup d’escaliers). Belles demeures à pan de bois ou renaissance. On nous octroie finalement 45 minutes de liberté pour nous éclater dans les échoppes, cafés, marchands de glaces, …

Retour à Pluherlin en longeant le lac en contrebas de Rochefort ; nombreux arrêts PPLS (pause pollution liquide solide).

Diner : choucroute de la mer, très bon gâteau pommes poires poudre d’amandes, noix.

Soirée jeux : 6 équipes sont constituées (tous les clients du VVF participent)

Le premier jeu est un peu intellectuel et très sportif = un représentant de chaque équipe est désigné ; notre représentante est Sandrine ; les 6 représentants sont alors assis côte à côte sur une chaise, face au reste des équipes. Un matelas de réception de saut à la perche est posé devant les 6 représentants ; derrière eux sur un écran (qu’ils ne voient pas) défilent des tableaux de peintres connus ; pour chaque tableau, l’animateur propose successivement des noms de peintre ; lorsqu’une équipe décèle un nom correct, elle doit hurler son cri de guerre et le représentant doit alors jaillir de sa chaise et foncer s’aplatir sur le matelas, le premier écrasé donne 1 point à son équipe ; ça se termine souvent en un furieux corps à corps style mêlée au rugby.

Les jeux suivants seront uniquement intellectuels : trouver des noms de films, de chansons. L’équipe des 1000 pattes manque la dernière place et finit 5em.

 

 

Mardi 18 avril: nos animateurs nous l'avaient présentée comme journée allégée! Le matin, nous avons fait le tour de Piriac en partant directement du VVF. L'après-midi, nous sommes allés à Saint-Nazaire. Nous avons d'abord fait un tour au port et en ville, avant de (première surprise des animateurs) prendre le car pour faire la visite des chantiers navals pour voir comment on construit les bâteaux de croisière, véritables palaces flottants. 

 

 

Interdiction de prendre des photos dans les chantiers navals, cette photo est issue de leur site internet! 

 

La carte de la randonnée à Piriac

 

Le diaporama de Jean-Jacques

 

Les photos de Margot

 

Les photos de Bruno

 

Les photos de Marie-Jo

 

Mardi 18: Départ 9h à pied pour une boucle autour de Piriac, en longeant la côte d’ouest en est ; nous rentrons au VVF les chaussures et les culottes ensablées. Diner au VVF : galette fromage épinard blé, veau aux olives.

Départ 13h30 pour ST Nazaire, où nous déambulons un peu. La base de sous-marins construite par les allemands est kolossale et impressionnante par sa dimension et l’épaisseur des murs en béton surarmé.

Visite des chantiers de ST Nazaire

La visite guidée des chantiers s’effectue en car, avec 2 arrêts l’un pour voir la grande cale, l’autre dans un atelier. Interdiction de prendre des photos.

ST Nazaire a une longue histoire maritime à rebondissements. En 1860 la CGT (compagnie générale transatlantique) fondée par les frères Pereire avec le soutien de Napoléon III devient tête de ligne transatlantique vers l’Amérique. Napoléon III avait exigé des Pereire que la moitié des navires soient fabriqués à ST Nazaire. Le premier grand navire Impératrice Eugénie y est lancé en 1864. Beaucoup d’autres navires y seront construits, dont le légendaire Normandie. En 1955 les chantiers se tournent vers la construction de super tankers.
1976 première crise pétrolière et mariage de raison avec Alsthom qui oriente l’activité vers les bateaux de croisière. La concurrence européenne et asiatique montre les dents et c’est le coréen STX qui achète les chantiers en 2008. En 2016 STX est lui-même en difficulté, il met les chantiers en vente et c’est l’italien FINCANTIERI qui en rachète 48%. La guide nous dit que contrairement à ce que dit la presse, l’affaire est toujours en négociation avec l’état français qui veut s’assurer de la pérennité du site.

Aujourd’hui les chantiers s’étalent sur 110 ha dont 20 ha d’ateliers couverts. 6000 personnes travaillent sur le site, comprenant 16% de femmes dont 7% en atelier. Les ateliers travaillent en 3x8 heures ; le site emploie une centaine de sous-traitants européens ; 4 ateliers sont en construction. Le carnet de commandes est plein jusqu’en 2026. La logistique est assurée par IDEA une société externe qui travaille aussi pour Airbus. Une nouvelle activité est en développement pour contrer les aléas de l’avenir, c’est l’EMR (énergie marine renouvelable) qui fabrique essentiellement des sous stations électriques pour éoliennes.

Le bus nous promène dans une sorte de Jurrassic Park où tout y est monstrueux : les bateaux, les portiques, les cales, les mille-pattes…

La guide nous conte la gestation du Méraviglia, monstre marin en cours d’armement (aménagement intérieur des cabines, piscines, restaurants, casino…) lequel doit être livré cet été pour un coût de 700 M€. 315m de long, 60m de haut, 40m de large, prévu pour 5700 passagers plus l’équipage. La gestation dure 2 ans, pas question de dépasser le délai, sauf à payer des pénalités car les futures croisières sont déjà vendues. La gestation commence par 6 mois de cogitation cérébrale intense dans les bureaux d’étude, on commande ensuite les ingrédients, essentiellement de l’acier espagnol (40000 tonnes) livré sous forme de tôles enroulées ou de plaques d’épaisseur de 12mm à 25mm. Ces tôles arrivent souvent rouillées et sont stockées à l’air libre. Difficile d’imaginer que la main de l’homme (un peu aussi celle de la femme) va les métamorphoser en une sorte de dinosaure marin. Les tôles (environ 300000) sont dérouillées par sablage puis peintes (anti rouille) et découpées au laser à plasma ; les tôles (5T pour les plus lourdes) sont manipulées par une sorte de pieuvre géante télécommandée munie de ventouses électromagnétiques qui les déplace. Casqués, nous visitons (de loin) un atelier de fabrication de panneaux, un panneau, c’est une plaque sur laquelle on soude perpendiculairement d’autres pièces d’acier, la soudure se fait en 2 étapes : d’abord qq points faits manuellement pour maintenir les pièces entre elles, ensuite un robot effectue un cordon de soudure définitif. Un panneau plan est fabriqué en 5 jours, le délai peut atteindre 2 mois pour un panneau complexe (avec des parties galbées).

Les panneaux sont équipés de gaines et conduits, puis empilés par paquets pour former un bloc ; un bloc c’est une tranche du monstre qui correspond à 4 étages. Un mille-pattes transporte le bloc à l’aire de prémontage. Un mille-pattes est un immense brancard télécommandé qui se déplace mu par une tripotée de roues motorisées et orientables. L’aire de prémontage est une partie de la grande cale longue de 900m (la plus grande d’Europe) au-dessus de laquelle se déplacent 2 énormes portiques qui empilent les blocs les uns au-dessus des autres. Le grand portique rouge (le plus grand d’Europe) peut manipuler des charges de 1200T sur une hauteur de 60m. Bloc après bloc le monstre atteint sa taille adulte, au fur et à mesure de sa grossesse le portique déplace le monstre le long de la cale laquelle possède plusieurs profondeurs (3 ?)

Pour se mouvoir en mer le monstre possède 2 jeux de nageoires : à l’avant 4 hélices lui permettent de se déplacer perpendiculairement à son axe pour manœuvrer dans un port ; à l’arrière 3 pods lui permettent soit de manœuvrer soit d’avancer en pleine mer à la vitesse de 18 nœuds. Un pod à la forme d’un petit sous-marin propulsé par une hélice en bronze, il est accroché sous la bête et peut tourner sur lui-même autour de son axe vertical afin d’orienter sa propulsion.

La bête est très vorace elle avale 10T de fuel par jour, sa tenue en mer semble étonnante, haute de 60m elle avance dans l’eau en n’immergeant qu’une faible partie de son corps (tirant d’eau inferieur à 9m).

Diner : poisson carottes, navets, fèves, pois chiches, profiteroles.

 

 

 

Mercredi 19 avril:  Nous partons randonner à nouveau dans les terres bretonnes le long de l'estuaire de la Vilaine à La Roche-Bernard. Nos animateurs nous ont proposé deux randonnées: une le matin dans la campagne et le long de la Vilaine, eu une deuxième l'après-midi, un peu plus sportive entre les deux ponts qui enjambent  la Vilaine à cet endroit. Pour finir, une visite d'une ardoisière (deuxième surprise) était proposée. 

 

 

Voici les cartes des deux randonnées:  la campagne  et  les deux ponts.

 

 

Le diaporama de Jean-Jacques .

 

Les photos de Margot

 

Les photos de Bruno

 

Les photos de Marie-Jo

 

Mercredi 19: Départ 8h45 pour la Roche Bernard petit port sympathique et boucle de 10 km avec retour le long de la belle Vilaine, puis picnic au bord d’elle. L’après-midi nous l’enjambons amoureusement 2 fois en empruntant successivement 2 ponts ; le premier le plus en amont, nous le franchissons en marchant sur l’arche de soutien du pont, laquelle est heureusement pourvue de marches (certains les ont comptées). Deuxième traversée franchie normalement cette fois sur le tablier du 2em pont.

 

 

 

Visite surprise de la carrière CHARIER à Herbignac

La société CHARIER exploite une douzaine de carrières de pierres dans la région produisant des granulats utilisés dans les travaux publics. Trois activités principales complètent celle des granulats : terrassement (ligne TGV Paris-Rennes), déconstruction, désamiantage.  Elle emploie 1250 personnes pour un CA de 256 millions €.

Guidés par le directeur commercial (homme de terrain qui n’a rien d’un énarque à cravate) fendant la poussière ambiante, nous visitons en bus la carrière de la Clarté à Herbignac exploitée depuis 1929. La carrière ressemble à une gigantesque arène actuellement profonde de 100m (autorisation de creuser jusqu’à 150m) avec des gradins en gneiss d’une hauteur de 15m, le fond de l’arène est en dessous du niveau de la mer, et plein d’eau ; cette eau est pompée et fournie aux agriculteurs voisins dont les puits se sont depuis longtemps asséchés. Pour extraire la pierre on effectue un maillage de trous que l’on remplit d’explosifs fabriqués sur place. 6T d’explosif donnent 30000T de matière, qui est concassée, triée pour obtenir selon la taille des éléments obtenus un produit qui va du sable au gravillon. Le tri des gravillons et le stockage sont automatiques, le camion de livraison se gare sous le bon silo, introduit un badge qui indique à la trieuse la taille et la quantité voulues. Chaque jour,500 camions entrent/sortent pour effectuer les livraisons aux clients locaux (la distance augmente le cout). Les granulats sont la 3em matière la plus consommée après l’air et l’eau (1km d’autoroute consomme 30000T de granulats)

La société a obtenu une concession pour exploiter du sable marin destiné aux maraichers notamment ceux cultivant la mâche.

Pour une carrière Il y a une vie après la mort, elle revit sous la forme d’un plan d’eau, la longévité de celle de la Clarté est estimée à au moins 2 siècles.

Diner buffet

Soirée questions : 2 équipes sont formées, chaque représentante doivent mimer des animaux (jeanne a mimé une tortue en mal de tendresse) ou des expressions françaises (quand les poules auront des dents, mettre les pieds dans le plat,…).

 

 

Jeudi 20 avril: randonnée dans la Brière, le deuxième plus grand marais de France après la Camargue. Certains se sont régalés avec les oiseaux! Après une belle randonnée parmi les chaumières, nous avons eu droit à la troisième surprise du séjour: une balade commentée en barque! 

 

 

 

la carte de la randonnée

 

 

Le diaporama de Jean-Jacques  

 

les photos de Margot

 

les photos de Bruno.

 

les photos de Marie-Jo

 

Jeudi 20: Départ pour Breca dans le parc de la Brière où nous démarrons une randonnée de 10 km, comportant un passage de rivière délicat, déception pour les photographes qui guettaient : aucune chute. Passage et arrêt à Kirthinet village de chaumières bien restaurées. Retour à Breca et picnic.

Croisière sur la Brière   

Nous embarquons tous dans une barque à fond plat pour une croisière de 45 minutes dans le marais de la Brière, le 2em après celui de la Camargue. La barque est habilement manœuvrée par notre guide à l’aide d’une longue perche qu’il plante en travers derrière lui pour pousser notre frêle esquif. Il a l’allure d’un charbonnier, mais il connait bien le marais, il y est engagé corps et âme et le défend âprement. Tout d’abord, il nous propose pendant 10 minutes de jouir en silence de la nature et du calme environnants ; un vrai défi pour certains qui eurent rapidement des démangeaisons de la langue. Ensuite il nous conte le marais. Autrefois la Brière était une forêt, elle a été submergée par un raz de marée. Un marais est alimenté uniquement par l’eau de pluie, des vannes permettent d’en limiter le niveau à autrefois 2,50m (avant la construction de maisons en bordure de la Brière), à 2m aujourd’hui ce qui rend plus difficile la gestion de l’eau ; le marais poitevin est une zone humide et non un marais car alimenté par des cours d’eau. Si la Brière n’est pas entretenue, la forêt reprendra sa place. Autrefois les roseaux étaient coupés à la main l’hiver et la tourbe ramassée et utilisée comme combustible ; l’entretien consiste d’une part à couper les roseaux et les arbres qui éclosent un peu partout (un arbre boit 150 L par jour) et d’autre part à creuser le fond des canaux principaux sur une profondeur de 1,50m. Des essais maladroits de destruction des roseaux et arbres par le feu ont été tentés (pourtant la meilleure solution dit le guide). Ce sont essentiellement les chasseurs qui entretiennent le marais. Le ragondin y a été introduit pour bouffer les roseaux, mais aujourd’hui il a changé de régime et préfère les cultures, il est donc chassé. Autre indésirable, l’écrevisse de Louisiane qui bouffe les nénuphars et les anguilles (plus de nénuphars donc plus de grenouilles) ; elles sont chassées mais interdiction de les sortir vivantes du parc pour limiter leur prolifération, ce qui semble inutile car les pattes des oiseaux déposent hors parc des œufs d’écrevisse .Le  marais est une zone de nidification , il comporte également des zones de pacage pour des animaux qui y sont transportés en barque. Hérons, colverts, aigrettes, milans… peuplent le marais

La survie de la Brière dépend de la gestion du parc, de la région et des chasseurs.

Diner : moules frites

Soirée fluo puis dansante ou le millepatte surtout féminin se distingue ; Sandrine et Dominique s’empoignèrent délicatement pour un menuet rock qui prit parfois des allures de catch.

 

Vendredi 21 avril: c'est déjà le dernier jour. Aujourd'hui, c'est une belle randonnée à la pointe de Merquel entre marais et mer! Et pour finir, la dernière surprise, une dégustation d'huitres! 

 

 

 

 

La carte de la randonnée

 

 

Le diaporama de Jean-Jacques 

 

Les photos de Margot

 

Les photos de Bruno.

 

Les photos de Marie-Jo.

 

Vendredi 21: Rando autour de la pointe de Merquel au cours de laquelle nous apercevons de nouveaux oiseaux : échasses, tadorne de belon, barges ?

Dernière surprise des animateurs : visite d’une huitrière

Pour ceux qui ne s’y dérobèrent pas, ça démarre par une dégustation de 6 huitres ou 6 crevettes (par personne) arrosée de muscadet. Ensuite, l’un des employés de l’entreprise nous narre la vie trépidante des huitres dont la culture est devenue très technique. L’entreprise (familiale) a 2 activités, la première concerne la production d’huitres, la deuxième est purement commerciale, elle vend des fruits de mer d’autres producteurs. Ils achètent chaque année 8 millions de naissains d’huitres à un fournisseur vendéen (dont la moitié sera perdue) ; les naissains ont une taille de 6 à 8 mm. Un naissain est une larve issue d’une fécondation ; comme l’huitre change de sexe tous les ans, une biopsie est nécessaire pour savoir si elle est mâle ou femelle. C’est inconcevable pour nous humains mais le papa et la maman huitre ne s’accouplent pas sexuellement ! chacun expulse séparément son ovule ou son spermatozoïde et la fécondation se fait dans l’eau ! quelle tristesse… Les naissains sont mis dans des protectrices (grillage plastique) pour que l’huitre atteigne sa maturité (2 ans sont nécessaires). Les poches sont alors, soit posées sur des tables et périodiquement retournées, pour que la croissance des huitres soit régulière, et pour être nettoyées, soit elles sont accrochées à un filin d’acier ; dans cette dernière technique, pas de manutention elles seront bercées naturellement par la marée. Les bigorneaux et les étoiles de mer aiment l’huitre. Adulte elle sera nettoyée et mise délicatement dans une trieuse automatique qui la pèsera et la déposera dans l’un des 6 paniers en fonction de son poids correspondant à son calibre de 0 à 5. L’huitre est fragile, elle doit être choyée pendant sa croissance, stressée elle arrête sa croissance.

18h45 pot de départ ; discours présidentiel et banc d’honneur aux animateurs, Alain et Jean-Pierre qui ont réussi ce séjour ponctué de bonnes surprises culturelles ; en plus ils ont séduit la grenouille bretonne qui nous a maintenu une météo inespérée.

 

 

 

Encore un grand merci à Alain et à Jean-Pierre qui nous ont préparé un joli programme tant au niveau des randonnées, qu'au niveaux des "surprises"! 

 

 

Pendant ce séjour, nous avons pu apercevoir de nombreux oiseaux:  Christian vous a concocté un petit album de ses meilleures photos...